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Le renouvellement de l’activité résidentielle et les travaux en cours sur des projets non résidentiels majeurs augmenteront la demande en construction jusqu’en 2034

OTTAWA, Ontario, 04 avr. 2025 (GLOBE NEWSWIRE) -- Les niveaux d’investissement dans la construction ont connu une modeste augmentation en 2024 dans l’ensemble du Canada grâce à la croissance enregistrée dans les secteurs résidentiel et non résidentiel.

L’activité dans le secteur résidentiel est en baisse depuis le pic atteint en 2021. Depuis lors, les pressions exercées par la hausse des taux d’intérêt et les problèmes concernant l’abordabilité du logement ont ralenti les niveaux d’investissement, et en particulier les niveaux d’investissement dans les nouveaux logements. L’année dernière a vu le secteur renouer avec la croissance. Bien que les niveaux d’investissement dans les nouveaux logements aient à nouveau ralenti, cette perte a été compensée par un gain dans les rénovations résidentielles.

Les niveaux d’investissement dans la construction non résidentielle, quant à eux, ont tendance à augmenter depuis 2021, et ont enregistré une nouvelle hausse en 2024. Cette augmentation était attribuable à la croissance dans le secteur de la construction de bâtiments industriels, commerciaux et institutionnels (ICI), la plupart des provinces ayant signalé un volume important de construction en cours pour des projets dans leurs secteurs respectifs de la santé et de l’éducation. En revanche, l’investissement dans les travaux de génie a connu un léger ralentissement, plusieurs projets majeurs ayant atteint leur pic d’activité.

ConstruForce Canada a publié aujourd’hui son rapport Regard prospectif – Construction et maintenance 2025-2034 sur ses prévisions nationales. Les perspectives prévoient une croissance des investissements jusqu’à la fin de la période de prévision.

Après être resté inchangé en 2025, l’investissement dans le secteur résidentiel devrait connaître une série d’augmentations régulières de 2026 à 2034. L’activité sera d’abord alimentée par une forte demande de construction de nouveaux logements à mesure que les pressions relatives aux taux d’intérêt s’atténueront et que la demande refoulée ramènera les consommateurs sur le marché. Bien que l’on prévoie un ralentissement de la croissance de la construction de nouveaux logements au cours des années subséquentes, la croissance de l’investissement devrait être alimentée par des niveaux élevés d’activité dans le secteur des rénovations résidentielles.

L’investissement dans la construction non résidentielle, quant à lui, devrait fluctuer au cours de la période de prévision en fonction du calendrier des projets majeurs en cours et proposés. Les niveaux devraient augmenter pour atteindre un pic prévu en 2027, alors que des projets dans les secteurs des travaux de génie (tels que des projets de transport en commun en Ontario et en Colombie-Britannique ainsi que des projets de services publics au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, en Ontario et en Colombie-Britannique) et de la construction de bâtiments ICI (tels que des projets dans les secteurs de la santé et de l’éducation à l’échelle du pays ainsi qu’une croissance plus forte dans le secteur des bâtiments commerciaux) atteindront leur point culminant. L’investissement ralentira jusqu’en 2030 avant d’augmenter en fonction de la demande démographique et de la croissance économique jusqu’à la fin de la période de prévision.

Ensemble, ces tendances se traduisent par une hausse de l’emploi au cours de la période de prévision. D’ici 2034, l’emploi dans le secteur résidentiel devrait augmenter de 6 % par rapport aux niveaux de 2024, les gains étant concentrés dans les sous-composantes des rénovations et de la maintenance. D’ici la fin de la décennie, l’emploi dans le secteur non résidentiel devrait augmenter d’environ 8 % par rapport aux niveaux de 2024. Des augmentations devraient être notables dans le secteur de la construction de bâtiments ICI (17 %) et celui des activités de maintenance (12 %), tandis que l’emploi se maintiendra principalement à des niveaux élevés dans le secteur des travaux de génie.

Il est important de souligner que les tendances en matière d’investissement et les projections d’emploi présentées dans le présent scénario ont été rédigées avec l’aide de parties prenantes du secteur avant l’apparition de tensions commerciales potentielles entre le Canada et les États-Unis. Ces prévisions ne tiennent donc pas compte de l’application éventuelle de droits de douane sur les exportations canadiennes vers les États-Unis et sur les importations en provenance des États-Unis ni des changements qui en résulteraient quant aux tendances des échanges entre le Canada et ses autres principaux partenaires commerciaux.

« La construction est un élément clé de la production économique du Canada, représentant 7 % de notre produit intérieur brut national et employant 1,6 million de personnes, soit environ un travailleur canadien sur 13, déclare Sean Strickland, président de ConstruForce Canada. Bien que notre secteur ait réussi ces dernières années à promouvoir les carrières dans la construction auprès de groupes démographiques clés tels que les femmes et les jeunes, nous ne pouvons pas ignorer les pressions sur la main-d’œuvre du fait non seulement de la demande croissante d’activités de construction dans tout le pays, mais aussi du départ imminent à la retraite d’un grand nombre de travailleurs plus âgés et expérimentés. »

Bien que les pressions globales sur le marché du travail se soient atténuées en 2023 en raison du ralentissement de la demande dans le secteur de la construction résidentielle, les conditions du marché se sont à nouveau resserrées en 2024 lorsque l’investissement dans le secteur résidentiel a renoué avec la croissance. Les conditions du marché pour les métiers et professions de la construction non résidentielle demeuraient à un niveau élevé en 2024, étant donné les niveaux élevés d’activité dans l’ensemble du Canada atlantique, en Ontario, dans la plupart des provinces des Prairies et en Colombie-Britannique.

« Le retour prévu de la croissance dans le secteur de la construction résidentielle en 2025 créera des demandes supplémentaires en main-d’œuvre de la construction jusqu’à la fin des années 2020, indique Bill Ferreira, directeur général de ConstruForce Canada. La croissance devrait être lente au début, car les acheteurs reviennent sur le marché et l’offre excédentaire doit être absorbée, mais les années subséquentes, la croissance devrait s’accélérer en réponse à la demande refoulée. Par ailleurs, les conditions du marché pour la plupart des métiers et professions du secteur non résidentiel devraient rester tendues à court terme, compte tenu du volume de projets en cours dans l’ensemble du pays. »

La forte demande résidentielle stimule la croissance dans toutes les provinces; l’activité non résidentielle est influencée par la demande en matière de projets majeurs
Les quatre provinces de l’Atlantique ont signalé une augmentation de l’activité globale de la construction en 2024, avec une croissance dans leurs secteurs résidentiels et non résidentiels respectifs.

Selon les prévisions, les secteurs résidentiels des provinces devraient enregistrer une croissance jusqu’en 2034 :

Les perspectives du secteur non résidentiel pour le Canada atlantique sont marquées par une croissance alimentée par des projets majeurs dans trois des quatre provinces.

Au Québec, les niveaux d’investissement devraient se stabiliser dans les secteurs résidentiel et non résidentiel après avoir atteint des niveaux élevés pendant un certain temps. Pour ce qui est du secteur résidentiel, les mises en chantier devraient diminuer au cours de la période de prévision; les ralentissements les plus marqués seront observés dans le secteur des logements collectifs. Cette tendance sera compensée par une croissance régulière des rénovations résidentielles. L’activité dans le secteur non résidentiel devrait rester élevée à court terme avant d’amorcer une tendance générale à la baisse au début des années 2030, puisque des travaux prendront fin ou franchiront leur pic dans le cadre de plusieurs projets majeurs dans les secteurs des services publics, des transports en commun, de la santé et de l’éducation.

Les niveaux d’investissement dans la rénovation en Ontario devraient augmenter jusqu’à la fin de la période de prévision. L’activité de construction résidentielle devrait ralentir en 2025 avant d’augmenter régulièrement au cours de toutes les années restantes de la période de prévision. Les gains seront alimentés par plusieurs facteurs, notamment la demande refoulée des consommateurs, la détente des taux d’intérêt et la croissance démographique. Dans le secteur non résidentiel, les perspectives prévoient que l’activité atteindra un pic en 2027, sous l’effet d’un large éventail de projets majeurs en cours et nouveaux. L’investissement ralentira en 2030 avant de se maintenir à un niveau élevé jusqu’à la fin de la décennie.

Au Manitoba, les niveaux d’investissement dans les deux secteurs devraient augmenter régulièrement au cours de la période de prévision. Le secteur résidentiel devrait bénéficier de la baisse des taux d’intérêt et de la croissance démographique à la hausse. Le secteur non résidentiel devrait bénéficier de la croissance des deux composantes. Les projets de services publics et les travaux sur les routes, les autoroutes et les ponts stimulent la croissance des travaux de génie, tandis que la croissance de la construction de bâtiments ICI est alimentée par les trois sous-composantes.

Pour le secteur de la construction résidentielle en Saskatchewan, les perspectives prévoient une croissance régulière au cours de la période de prévision. La demande de nouveaux logements devrait augmenter du fait d’une population jeune et croissante, alors que la croissance du secteur de la rénovation devrait être plus modeste, étant donné que le parc de logements de la province est relativement plus récent. Bien que le secteur non résidentiel soit censé connaître un ralentissement, les niveaux restent élevés par rapport aux moyennes historiques, compte tenu des travaux réalisés dans le cadre de projets majeurs tels que la deuxième phase du développement de la mine de potasse de BHP à Jansen, et dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de la santé et de l’éducation.

Les niveaux d’investissement en Alberta devraient croître au cours de la période de prévision. Le secteur résidentiel est propulsé par une forte croissance à court terme dans la construction de nouveaux logements. Les années subséquentes seront marquées par une forte demande des activités de rénovations résidentielles et de maintenance. Quant à l’investissement dans le secteur non résidentiel, il devrait se stabiliser à court terme, plusieurs projets majeurs de travaux de génie dépassant leur pic d’activité ou prenant fin. Cette tendance sera compensée en grande partie par une nouvelle augmentation de la construction de bâtiments ICI. Les années suivantes, la croissance sera stimulée par de fortes hausses dans la construction de bâtiments ICI.

Enfin, les perspectives pour la Colombie-Britannique prévoient une modeste augmentation de l’activité résidentielle pour compenser un léger ralentissement de l’activité non résidentielle. On prévoit un ralentissement de l’activité de construction de nouveaux logements jusqu’en 2031 en raison de la baisse de la croissance démographique. Ces ralentissements seront toutefois compensés par la croissance de l’investissement dans la rénovation. Les niveaux d’investissement dans le secteur non résidentiel devraient fluctuer tout au long de la période de prévision à court terme, en fonction des niveaux élevés de construction de bâtiments ICI ainsi que du calendrier des projets majeurs de travaux de génie. La croissance devrait ralentir jusqu’en 2031, à mesure que les projets dépassent le pic de construction et prennent fin.

« Dans presque toutes les régions du pays, le secteur de la construction a atteint son niveau d’activité maximal ou s’en rapproche. Cela signifie non seulement que les mains-d’œuvre des provinces sont confrontées à leurs propres défis en ce qui concerne les départs à la retraite et le recrutement de nouveaux travailleurs, mais aussi que la mobilité de la main-d’œuvre est moins probable, compte tenu du volume de projets dans presque toutes les régions du pays, déclare Warren Douglas, vice-président de ConstruForce Canada. Ces pressions sur le marché du travail sont compliquées par le défi démographique auquel est confronté le Canada. Les perspectives de ConstruForce Canada prévoient que près de 270 000 travailleurs expérimentés de la construction, soit un cinquième de la main-d’œuvre en 2024, quitteront le secteur pour prendre leur retraite au cours des dix prochaines années. Il faut du temps pour que les nouveaux travailleurs acquièrent les compétences et l’expérience des plus anciens, ce qui signifie que le transfert de connaissances et le mentorat seront essentiels pour garantir que le secteur ne souffre pas d’un écart de compétences pendant cette transition. »

Les succès en matière de recrutement en 2024 doivent être maintenus et complétés par des efforts supplémentaires pour diversifier la main-d’œuvre
Pour répondre à la demande à court et à long terme du marché du travail du secteur, il faudra combiner les stratégies, notamment accroître le recrutement et la formation des jeunes et se tourner vers les groupes traditionnellement sous-représentés, comme les femmes, les Autochtones et les nouveaux arrivants au Canada, ou vers d’autres secteurs d’activité pour accroître le bassin de travailleurs locaux disponibles.

La croissance de la demande dans le secteur de la construction au cours de la période de prévision devrait nécessiter une augmentation de la main-d’œuvre de l’ordre de 111 600 travailleurs. Si l’on ajoute cette croissance aux départs à la retraite prévus, le besoin d’embauche global du secteur s’élèvera à 380 500 travailleurs d’ici 2034.

Selon les tendances historiques, une partie de ce besoin d’embauche sera comblée par le recrutement attendu de 272 200 nouveaux travailleurs âgés de moins de 30 ans au cours de cette période. Cependant, même à ces niveaux élevés de recrutement, il y aura probablement un déficit de 108 300 travailleurs dans le secteur d’ici 2034.

« La construction a bien réussi à recruter de nouveaux travailleurs parmi deux groupes démographiques clés en 2024 : les jeunes et les femmes. L’emploi dans le secteur des travailleurs âgés de 15 à 24 ans a augmenté de 19 % l’année dernière, tandis qu’il a progressé de 5 % pour les femmes de tous âges. Ces deux augmentations se comparent favorablement à l’augmentation globale de 1,8 % de l’emploi observée dans le secteur l’année dernière, déclare M. Strickland. Nos efforts doivent maintenant se concentrer sur la consolidation de ces succès et sur l’intégration d’un plus grand nombre de travailleurs issus d’autres groupes traditionnellement sous-représentés, y compris les Autochtones et les nouveaux arrivants au Canada. »

En 2023, le secteur canadien de la construction comptait environ 217 700 femmes. Ce chiffre représentait une augmentation de près de 7 000 personnes par rapport à 2022. Parmi elles, 29 % travaillaient directement sur les chantiers. Cependant, comme part des quelques 1,21 million de personnes de métier du secteur, les femmes représentaient seulement 5 % de la main-d’œuvre sur les chantiers.

La population autochtone est un autre groupe sous-représenté qui présente des occasions de recrutement. En 2023, les Autochtones représentaient 5,2 % de la main-d’œuvre du secteur de la construction au Canada, soit une légère augmentation par rapport à la part de 4,4 % observée en 2014. Cette part est par ailleurs nettement plus élevée que celle des travailleurs autochtones dans l’ensemble de la main-d’œuvre (3,9 %). Alors que la population autochtone continue de croître, le secteur doit continuer de collaborer avec les communautés autochtones afin de promouvoir les possibilités d’emploi auprès des jeunes et d’investir dans des initiatives favorisant le maintien en poste à long terme et un milieu de travail accueillant où il est possible d’obtenir une carrière épanouissante.

Le secteur de la construction pourrait également faire appel à de nouveaux arrivants au cours de la prochaine décennie afin de répondre aux besoins en main-d’œuvre anticipés. Selon les tendances actuelles et les objectifs fédéraux ajustés, le Canada devrait accueillir près de 4,4 millions de nouvelles personnes immigrantes entre 2025 et 2034. Les nouveaux arrivants constitueront donc un élément clé de la main-d’œuvre du secteur. En 2023, les nouveaux arrivants représentaient environ 20 % de la main-d’œuvre totale du secteur de la construction au niveau national. Ce pourcentage est nettement inférieur à la part des nouveaux arrivants (27 %) au sein de la main-d’œuvre globale du pays.

L’augmentation du taux de participation des femmes, des Autochtones et des nouveaux arrivants sera essentielle pour aider le secteur canadien de la construction à répondre à ses besoins futurs en matière de main-d’œuvre.

ConstruForce Canada est une organisation nationale menée par le secteur et représentant tous les marchés du secteur de la construction au Canada. Elle a pour mandat de répondre aux besoins du marché du travail en matière de perfectionnement professionnel dans le secteur de la construction et de l’entretien. Dans le cadre de ses activités, ConstruForce travaille avec des intervenants clés du secteur, notamment des entrepreneurs, des promoteurs, des fournisseurs de main-d’œuvre et de formation ainsi que des gouvernements afin de déterminer les tendances de l’offre et de la demande qui auront une incidence sur la capacité de la population active, et soutient les personnes à la recherche d’un emploi dans le secteur. ConstruForce dirige également des programmes et des initiatives qui favorisent l’accroissement des compétences et de la productivité de la main-d’œuvre, l’amélioration des modalités de formation, l’offre d’outils relatifs aux ressources humaines aidant à l’adoption de pratiques exemplaires ainsi que d’autres initiatives à valeur ajoutée visant à répondre aux besoins de la population active du secteur en matière de perfectionnement professionnel. Visitez www.construforce.ca.

Renseignements :

Bill Ferreira
Directeur général
ConstruForce Canada
ferreira@buildforce.ca
613 569-5552, poste 2220

Sean Strickland
Président
ConstruForce Canada
613 236-0653

Warren Douglas
Vice-président
ConstruForce Canada
306 352-7909


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